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12.04.2010

 

L’horloger de luxe IWC Schaffhausen met en vente la montre Big Pilot en platine griffée du « A » d’Antoine de Saint-Exupéry. L’exemplaire unique est accompagné d’une édition luxe hors commerce de L’archange et l’écrivain, une biographie de Nathalie des Vallières. Le profit de cette vente est destiné au programme mené par l’association Enfants du Monde - Droits de l’Homme (EMDH) à Madagascar en lien avec la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse (FASEJ).

 

La vente aux enchères se déroulera à Sotheby's Genève le 9 mai 2010

 

Présente sur l’île depuis 1994, la mission d’EMDH est basée à Mahajanga sur la côte Nord Ouest de l’île dans une zone qui s’est développée en dehors de toute règle urbaine. Dès 1998, l’association a mis en œuvre un programme global en faveur de l’enfance, fondé sur quatre volets : état civil, éducation, social et formation professionnelle. En allant à la rencontre de ces « petits princes blessés», les équipes d’EMDH mettent tout en œuvre pour les placer dans des lieux sûrs, dans lesquels sont dispensées des activités ludiques et pédagogiques. Il s’agit de permettre l’accès à l’école, d’offrir une insertion sociale à des enfants qui sont les citoyens de demain.

 

« L’avenir tu n’as point à le prévoir mais à le permettre » Citadelle, chap. LVI

Ce programme est en complète cohérence avec la philosophie de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse qui offre aujourd’hui son aide à EMDH. La FASEJ s’adresse aux jeunes en difficulté. Au-delà de simples actions d’assistanat, elle entend éveiller les esprits et souhaite contribuer à former des jeunes responsables et solidaires.

10.06.2010 - 14.06.2010

 

Artcurial consacre une mention spéciale à Saint Exupéry lors de la vente du 15 juin 2010 à l’Hôtel Marcel Dassault, Paris 8e. La vente 1677 présentera 10 lots numérotés de 256 à 265 composés de lettres, du texte patriotique Lettre pour sauver les enfants de France et de textes scientifiques illustrés de dessins.

 

Les deux lots les plus exceptionnels sont réservés pour la fin ; les premiers jets de dédicace et les derniers chapitres de Pilote de guerre.

 

Le lot 264 : les premiers jets de la dédicace présentent quatre propositions d’écritures en hommage aux camarades du groupe 2/33. Malgré les nombreuses ratures, Saint Exupéry tente une mise en page. Au recto du feuillet 2, il a gribouillé une silhouette. Les deux feuillets sont estimés entre 15 000 € et 18 000 €.

Le lot 265 : le manuscrit des derniers chapitres est le seul connu de Pilote de guerre mis à part celui conservé à la Bibliothèque Nationale. Les pages ne contiennent pas la version définitive du livre. Au contraire, elles montrent le processus d’écriture de Saint Exupéry avec ces ratures et ces passages qui seront remaniés et réorganisés. Certains paragraphes trouveront leur place dans Pilote de guerre d’autres dans Citadelle écrit à la même époque. Les 15 feuillets du manuscrit sont estimés entre 65 000€ et 70 000€.

 

Hôtel Marcel Dassault

7, rond-point des Champs-Élysées

75008 Paris

 

HORAIRES

Exposition des lots : du 11 au 13 juin 2010 de 11 h à 19 h et le 14 juin 2010 de 11 h à 18 h

Vente 1677 : le 15 juin 2010 à 14 h

13.06.2010
Cette année 2010, l’école de l’air de Salon de Provence (Bouches-du-Rhône) célèbre ses 75 ans. Une occasion pour Hervé de Saint Exupéry commandant de l’armée de l’air et François d’Agay, filleul d’Antoine de Saint Exupéry d’animer une conférence sur leur parent mardi 25 mai.
 
Dès 1946, Antoine Saint Exupéry est une référence à Salon de Provence et combien les valeurs qu’il prônait trouvent des retentissements encore aujourd’hui à l’école de l’air.
L’école de l’air prend naissance en 1935 dans les « petites écuries » de Versailles avant de migrer deux ans plus tard à Salon de Provence. Pendant la guerre, elle occupe plusieurs emplacements avant de s’installer définitivement à Salon de Provence sur la base aérienne 701 en 1946. Cette année là, la promotion prend le nom de Saint Exupéry.
 
Aujourd'hui, Salon accueille tout un éventail de formations pointues préparant aux métiers de l’air. Cet aspect de transmission de savoir et d'expérience se complète d'une culture d'ouverture à l'échelle internationale et d’un volet social. En janvier 2009, dans le cadre du plan interministériel «Égalité des Chances», les Grandes Écoles de la Défense se sont engagées dans une action de parrainage au profit de lycéens volontaires et méritants, issus de milieux défavorisés. Plus d’une trentaine d’élèves de classe de seconde des lycées Adam de Craponne (Salon-de-Provence), Emile Zola (Aix-en-Provence) et Saint-Exupéry (Marseille) participent à ce tutorat. Les parrains sont des élèves officiers de l’école de l’air et de l’école des commissaires de l’air, volontaires pour appliquer un programme largement inspiré du projet « Une Grande École : pourquoi pas moi ? », élaboré par l’ESSEC et notamment repris par Polytechnique.
 
Sauver le passé, vivre le présent, construire l’avenir, autant de valeurs défendues par Saint Exupéry et de citations puisées dans sa grande œuvre posthume Citadelle :
« Seigneur, je sais que toute aspiration est belle. (…)Celle de l'avenir à construire et celle du passé à sauver » chap. XIV
« Je ne saurai prévoir mais je saurai fonder. Car l'avenir on le bâtit » chap. XX
« L’avenir tu n’as point à le prévoir mais à le permettre » chap. LVI
« Préparer l'avenir ce n'est que fonder le présent » chap. LVI
« Le passé est irréparable, mais le présent vous est fourni comme matériaux en vrac aux pieds du bâtisseur et c'est à vous d'en forger l'avenir ». chap. LVII
20.06.2010

 

Le manuscrit des derniers chapitres de Pilote de guerre a été acquis 74.900€ par un collectionneur français, mardi 15 juin 2010 lors de la vente aux enchères qui s’est déroulée chez Artcurial à Paris.

 
Sur papier américain très fin, les 15 feuillets numérotés sont recouverts de cette écriture qui s’éloigne de la marge au fil du texte, si difficile à déchiffrer. Saint Exupéry se révèle tour à tour combattant et humaniste. La guerre y est décrite, vécue d’en haut avec la distance de l’aviateur. Dans le même temps, un paragraphe est consacré à l’homme qui veut sauver l’homme. Ce passage trouvera sa place définitive dans Citadelle écrit en parallèle de Pilote de guerre.
 
Également proposés à la vente, les lettres et textes scientifiques ont atteint la somme de 180.000 €. Sur papier à en-tête, à l’encre bleue ou illustrées de croquis, la correspondance avec sa cousine Yvonne de Lestrange et les réflexions physiques et mathématiques laissent deviner une nature passionnée.
29.08.2010

Historien et journaliste, Mustapha Jmahri a imaginé un circuit culturel et touristique sur les traces d’Antoine de Saint Exupéry à El Jadida au Maroc. L’idée lui est venue en écrivant les Chroniques secrètes sur Mazagan-El Jadida de 1850 à 1950, paru en juin dernier. Il est d’ailleurs à la recherche d’associations ou d’opérateurs qui pourraient l’aider à mettre en pratique le Circuit Citadelle.

 
Dans le chapitre «Sur les traces de Saint-Exupéry dans les Doukkala : le circuit Citadelle», l’auteur met à jour un épisode méconnu de la vie de l’écrivain-pilote au Maroc. En 1927, il se rend à la forteresse de Boulaouane et rencontre le caïd Tounsi, chef de la tribu des Aoûnate. Ce séjour au Maroc, au temps du Protectorat, aurait inspiré en partie Citadelle qui ne sera publié à titre posthume en 1948.
 
La société pour l’œuvre et la mémoire d’Antoine de Saint-Exupéry a trouvé son idée bonne et accordé à l’écrivain à titre gracieux l’autorisation de mettre en place ce circuit en souvenir de la visite de Saint Exupéry au caïd Tounsi. «Le circuit sera réalisé conformément au tracé figurant dans le livre, qui part de la forteresse portugaise sur la côte atlantique et rejoint la forteresse de Boulaouane sur les méandres du fleuve Oum-Erbia avec un détour par Dar-caïd Tounsi», indique Mustapha Jmahri.
 
La première escale marocaine de Saint Exupéry a lieu en 1921, alors qu’il effectue son service militaire au 37e régiment de Casablanca. En 1927, il assure les vols Toulouse-Casablanca et Casablanca-Dakar pour la Compagnie Générale d’Entreprise Aéronautique (C.G.E.A.) – communément appelé l’Aéropostale. Cette même année, il est nommé chef d’escale à Cap Juby / Tarfaya où il assure sa mission pendant près de deux ans. Il reviendra en 1929 avant d’être nommé chef de l’Aeroposta Argentina. Et pendant la guerre, il fait plusieurs séjours en l’Algérie et au Maroc avant de disparaitre le 31 juillet 1944.
 
Mustapha Jmahri a écrit plusieurs textes sur El Jadida Mazagan. À travers le Circuit Citadelle, il souhaite faire connaître El Jadida comme ville tolérante et cosmopolite.
Pour toutes informations ou propositions vous pouvez écrire à Mustapha Jmahri: jmahrim@yahoo.fr
10.01.2011

 

Depuis qu’André Gide a préfacé Vol de nuit, des personnalités exceptionnelles ont tenu à recommander aux lecteurs des différents pays les ouvrages d’Antoine de Saint-Exupéry qu’ils estiment et auquel ils sont attachés par des affinités profondes. Deux préfaces retiennent particulièrement l’attention parce qu’elles ne sont pas dues à des gens de lettres.
 
 Un texte de Raymond Aron ouvre l’édition posthume des Écrits de guerre. Roger Caillois met sa plume autant habile que savante au service des Œuvres complètes d’Antoine de Saint-Exupéry publiées en 1959 dans la prestigieuse Bibliothèque de la Pléiade. En Italie, les livres d’Antoine de Saint-Exupéry sont introduits par des hommes de lettres aussi éminents qu’Enrico Groppali, Renato Barilli ou Leopoldo Carra. Le romancier colombien Pedro Sorela écrit la préface pour une édition espagnole de Terre des hommes et le grand poète Ruy Belo signe celle d’une des éditions portugaises de Citadelle. Contribution collatérale, Umberto Eco signe la préface à l’édition italienne de la BD d’Hugo Pratt (1995) Saint-Exupéry : Le dernier vol : « Certains auteurs deviennent des mythes. A cause de ce qu’ils ont écrit, mais aussi, dans une certaine mesure, indépendamment de ce qu’ils ont écrit. Parfois leur œuvre devient une glose sur leur vie elle-même, tout au moins pour ceux qui lui vouent un culte. »
 
Anne Morrow-Lindbergh avait déjà préfacé Wind, Sand ans Stars, la version anglaise de Terre des hommes. L’ouvrage est publié en 1939 sans la préface qui est ajoutée dans les éditions de 1940. Anne Morrow-Lindbergh reprend la plume quarante ans plus tard pour préfacer l’édition américaine des Écrits de guerre. 
 
Auteur de livres et de recueils poétiques, Anne Morrow-Lindbergh, l’épouse du célèbre aviateur, est aussi pilote et ses livres les plus connus racontent ses exploits. 
 
Au-delà de quelques anecdotes concernant leur première rencontre et les moments qu’Antoine de Saint-Exupéry a passé chez les Lindbergh à Long Island, l’auteur de la préface nous fait remarquer à quel point la philosophie morale de l’écrivain traverse sans dommage le temps. L’aviation a énormément évolué et l’homme a débarqué sur la lune mais le discours prophétique d’Antoine de Saint-Exupéry est toujours d’actualité. Les Écrits de guerre, volume posthume, qu’Anne Morrow-Lindbergh compare au revers d’une tapisserie où l’on voit les nœuds et les fils cassés, reste le témoignage bouleversant d’un homme engagé qui veut reprendre le combat pour délivrer son pays. Il est pourtant inquiet, le monde issu de la guerre risque d’être dépourvu de spiritualité.
 
« Il est certain que nous sommes aujourd’hui enfin prêts à entendre son plaidoyer pour la paix, né de sa haine de la guerre, rédigé bien avant que la première bombe atomique ne tombe sur Hiroshima et que son pouvoir de destruction et de mort ne se soit répandu sur toute la terre pour atteindre ses dimensions d’aujourd’hui. » note Anne Morrow-Lindbergh en 1984.
 
Écrite en 2006 pour accompagner l’album  Dessins, aquarelles, pastels, plumes et crayons d’Antoine de Saint-Exupéry, la préface d’Hayao Miyazaki, dessinateur de manga et réalisateur de films d’animation connus dans le monde entier, est d’une autre trempe. 
 
Il n’a pas connu l’auteur, mort quand il avait 3 ans. Son émotion devant ses dessins est celle d’une rencontre avec « un être d’exception », réunit « des instants miraculeux qui cristallisent, sous une forme visible, l’esprit même de leur auteur ».
 
Hayao Miyazaki enfile les souvenirs personnels, l’image du petit prince dans la vitrine d’une banque, les références à la vie de son auteur : « un domaine inviolable » et même les ragots « On a prétendu qu’il était piètre aviateur, qu’il croulait sous les dettes, qu’il avait une maîtresse… » pour faire le portrait d’un « diamant ». Il oppose sa noblesse et sa quête du sens au monde d’aujourd’hui où « l’espèce humaine menace de devenir la cellule cancéreuse de notre planète » et où nous continuons à tuer tous les jours les Mozart qui nous habitent. En bon constructeur d’images animées, Hayao Miyazaki finit son texte en décrivant une scène qui semble s’animer sous nos yeux. Antoine de Saint-Exupéry aux commandes de son Breguet 14 survole le canal du Midi en route vers Alicante. Nous le suivons dans un appareil dont les ailes sont en bois, toile et fil de fer. Il nous fait signe de sa carlingue. Son avion s’éloigne, se fait de plus en plus petit avant de disparaître. 
 
« Amorçant notre descente vers ce bas monde, nous ressentons alors, plus nettement qu’avant, sa présence… ».
19.09.2011
Dans le cadre d’une visite de cinq jours à El Jadida, ville de leur enfance, une délégation de l’Amicale des Anciens de Mazagan et de sa région (AAMR) a organisé le 11 septembre 2011 une excursion sur les traces d’Antoine de Saint Exupéry dans la Province d’El Jadida au Maroc. Baptisé Circuit Citadelle, l’excursion a un double intérêt : rendre hommage à la mémoire et l’œuvre de ce grand écrivain-aviateur et par la même occasion participer au développement d’un tourisme culturel dans cette Province.
 
Le Circuit Citadelle était conduit par Jean-Louis Morel, président de l’Amicale (dont le siège se trouve à Narbonne) et a vu la participation de 42 membres français et marocains. La délégation était accompagnée par l’écrivain Mustapha Jmahri, délégué Maroc de ladite Amicale, qui a mis à jour la visite d’Antoine de Saint Exupéry dans la province d’El Jadida dans les années 1920. L’excursion est partie d’El Jadida sur la côte atlantique, passant par les tazotas de Had ouled Frej et a rejoint la kasba de Boulaouane sur les méandres du fleuve Oum-Erbia. Un détour par la cité d’Azemmour a clôturé l’excursion.
 
Pour rappel, Mustapha Jmahri a révélé dans son ouvrage Chroniques secrètes sur Mazagan paru en 2010 un épisode méconnu de la vie de Saint Exupéry au Maroc. En 1927, Saint Exupéry se rend à la forteresse de Boulalouane et rencontre Caïd Tounsi, chef de la tribu des Aoûnate au temps du Protectorat. C’est, à partir de cette visite que naîtra un florilège inachevé Citadelle publié à titre posthume en 1948.
 
La Succession Saint-Exupéry-d’Agay a donné à Mustapha Jmahri son accord pour initier le circuit culturel conformément au tracé figurant dans son livre.