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Né en 1883, Pierre-Georges Latécoère hérite à vingt-deux ans de la scierie familiale. Quand la guerre éclate, c'est tout naturellement qu'il concoure à l'effort national. Installé à Bagnères-de-Bigorre, il fabrique d'abord des wagons de bois et du matériel d'armement, puis en octobre 1917 l'armée française lui commande une série de mille avions de reconnaissance. A compter de ce jour, Pierre-Georges Latécoère se lance dans la production aéronautique.
Les usines de Bagnères-de-Bigorre ne suffisant plus, il installe d'immenses ateliers et une piste à Montaudran, dans la banlieue de Toulouse. S'entourant d'ingénieurs et de pilotes, il réussit la conversion d'après-guerre et croit en l'avenir de l'aviation. Avec Beppo de Massimi, ils imaginent une ligne commerciale qui rejoindrait Dakar à partir de Toulouse. Ce premier trajet de 4600 Km au-dessus des Pyrénées et du Sahara n'est pourtant que le premier tronçon d'une ligne qui ira jusqu'en Amérique latine.

La compagnie se développe et fait l'admiration d'une opinion conquise. Les lignes se prolongent et les créations techniques se multiplient. Au total, les usines auront développé 83 études d'appareils militaires ou civils et 39 réalisations de prototypes. Et Latécoère aura donné 31 records du monde à la France. En 1927 pourtant, Pierre-Georges Latécoère doit vendre sa compagnie postale à Marcel Bouilloux-Lafont. Mais il conserve les ateliers qu'il ne vendra qu'en 1940 à la société Bréguet.
Il s'éteint en 1943, ayant vu ses rêves devenus réalité.