Les amis

Charles et Anne Morrow Lindbergh

La rencontre entre ces deux célébrités de l’aviation, Charles Lindbergh réputé pour ses exploits de pilote et Antoine de Saint-Exupéry connu pour avoir donné une expression littéraire exceptionnelle à cette aventure du début du XXe siècle, a lieu en 1939, grâce à Anne Morrow Lindbergh.

 

Fille cadette de Dwight Morrow, ambassadeur des États-Unis au Mexique, Anne Spencer Morrow (1906-2001) épouse en 1929 Charles Lindbergh (1902-1974). Fils d’émigrant suédois, il s’est rendu célèbre depuis qu’il a relié New York à Paris à bord de son avion le Spirit of Saint Louis en mai 1927. Son arrivée à l’aéroport du Bourget a eu un retentissement médiatique international et fait entrer « l’aigle solitaire » dans la légende. Suite à cet exploit, il est choisi comme interlocuteur sur toutes les questions aéronavales. À cette époque là, Antoine de Saint-Exupéry est pilote sur la ligne aérienne Toulouse-Casablanca-Dakar créée par P-G. Latécoère.

 

Anne Morrow Lindbergh apprend à piloter avec son mari et devient une pionnière de l’aviation en Amérique. En 1930, elle est la première femme américaine  a obtenir sa licence de pilote de planeur. Le couple a six enfants mais la vie de famille est marquée par l’enlèvement en mars 1932 de l'aîné des enfants, Charles, retrouvé mort quelques jours plus tard malgré le paiement d'une rançon. Suite à cet événement douloureux, les Lindbergh s'exilent en Angleterre en 1935. Anne Morrow Lindbergh écrit deux livres North to the orient (Le monde vue de haut) en 1935 et Listen ! The Wind (Le vent se lève) en 1938 où elle raconte les vols avec son époux. L’ambassade américaine envoi Charles Lindbergh en Allemagne pour effectuer un rapport sur la Luftwaffe, l'armée de l'air allemande sous le Troisième Reich. Son expertise, l’amène à qualifier d’« invincible » l'aviation allemande et à considérer Adolf Hitler comme un « grand homme » qu’il juge moins dangereux que Staline.

 

En 1939, Saint-Exupéry est prié de préfacer l’ouvrage d’Anne Morrow Lindbergh Listen ! The Wind. Enthousiasmé par sa lecture des épreuves de la traduction françaiseLe Vent se lève, il décide de rédiger un texte beaucoup plus ample que celui initialement prévu. En juillet, il est à New York pour participer aux manifestations organisées autour de la sortie de son livre Wind, Sand and Stars (Terre des hommes). Le 5 août 1939, il reçoit un coup de fil d’Anne Morrow Lindbergh qui l’invite à passer le week-end dans leur propriété de Long Island. Il y reste deux jours. Bien que connaissant mal le français Anne Morrow Lindbergh sert d’interprète entre les deux hommes. La discussion porte sur le sens de l’existence et les sensations du pilote qui découvre le monde sous un jour nouveau. Elle porte aussi sur la situation internationale que les deux hommes jugent différemment : Charles Lindbergh, séduit pas Hitler, est isolationniste, tandis qu’Antoine de Saint-Exupéry milite pour un engagement des Etats Unis à côté des pays européens menacés par le nazisme.

 

Anne Morrow Lindbergh raconte les moments privilégiés passés avec Antoine de Saint-Exupéry dans son Journal et en 1990, elle écrit la préface à une édition américaine de Wartime Writings 1939-1944 (Écrits de guerre 1939-1944).

Jean Escot

Jean Escot rencontre Antoine de Saint-Exupéry durant son service militaire à Strasbourg. Ils se retrouvent à l’école d’Avord où ils suivent les cours d’élèves officiers de réserve (E.O.R).

 

Là, ils font la connaissance de Larrouy, un novice dominicain, qui les impressionne avec des expériences d’hypnotisme. Il organise des séances où il endort un camarade, le fait rire sur commande, ordonne des gestes à distances… Tous tentent l’expérience ! Antoine s’y essaye et choisi comme cobaye son inséparable camarade Jean, mais sans succès.

 

D’Avord, Jean Escot et Antoine de Saint-Exupéry sont dirigés sur Versailles et obtiennent l’autorisation de voler à Villacoublay. Le matin, Antoine tire du lit Jean pour se rendre à Villa’ en moto, avant le début des cours à Versailles. À la fin du stage, Saint-Exupéry est affecté au Bourget et Escot à Lyon-Bron.

 

Ils se retrouvent par hasard à Paris en 1924 et Antoine décide Jean à le rejoindre à son hôtel, le Titania, boulevard Ornano. Cinéma, théâtre, concert, bars et restaurants, toute la nuit durant les deux amis font la tournée des grands ducs. Le matin, Jean chargé de réveiller Antoine, est parfois obligé de l’asperger d’eau. Le dimanche, ils vont à Orly au centre d’entrainement des pilotes civiles mobilisables pour voler avant qu’Antoine se fasse inscrire comme pilote intérimaire à la Compagnie Aérienne Française (C.A.F) du Bourget. Pendant deux années, Jean est le confident d’Antoine qui lui fait part de ses projets littéraires. Un soir, Antoine lui lit sa nouvelle L’Aviateur avant de la remettre à Jean Prévost.

 

Finalement, Jean Escot renonce à l’aviation et entame une carrière de cadre commercial. Il revoit à l’occasion Antoine de Saint-Exupéry, lui rend visite dans son appartement de la place Vauban et, parfois, ils s’écrivent. Leur dernière rencontre date d’août 1940, à la gare de Marseille Saint-Charles. Jean doit rejoindre Castres où se trouve son régiment. Antoine  l’accompagne et passe plusieurs jours avec lui avant de quitter la France pour les États-Unis.

Didier daurat

Homme de légende, Didier Daurat incarne l’esprit du courrier de la compagnie Latécoère. En qualité de chef d’exploitation, il engage, en octobre 1926, Antoine de Saint-Exupéry qui s’en inspire pour construire plusieurs personnages littéraires.

 

Pilote de chasse durant la Grande Guerre, il est le seul survivant de sa formation lors de la seconde bataille de la Marne en juillet 1918. À la fin de la guerre, il est engagé comme pilotepar Pierre-Georges Latécoère qui le nomme chef d’exploitation de la Compagnie Espagne Maroc Algérie (CEMA). Il est en charge de recruter les pilotes, une bonne soixantaine, au milieu des années 1920, et d’assurer le bon fonctionnement du transport du courrier de Toulouse vers l’Afrique. Il recrute Jean Mermoz, Henri Guillaumet et Antoine de Saint-Exupéry.

 

Au moment du scandale politico-financier de l’Aéropostale, il est accusé d’avoir violé le secret de la correspondance en décachetant des enveloppes confiées au service dont il était responsable. Il est licencié en 1932 par la nouvelle direction en charge de la liquidation judiciaire de la compagnie. Brillamment défendu par Jean Mermoz, Henri Guillaumet et Antoine de Saint-Exupéry entre autres, il est provisoirement réintégré dans un poste de moindre importance avant d’être mis en disponibilité.

 

En 1935, il fonde la compagnie Air Bleu, qui assure le courrier aérien en France métropolitaine. Après la guerre, il devient chef du centre d’exploitation d’Air France à Orly, poste qu’il occupe jusqu’à sa retraite en 1953. Il meurt à Toulouse en 1969 et demande à être enterré sur l’ancienne base de l’Aéropostale, à l'aérodromede Toulouse-Montaudran.

Jean Mermoz (1901-1936)

Héros de l’air, Jean Mermoz accomplit de nombreux exploits qui lui confèrent un important prestige. Engagé en 1924 par la compagnie Latécoère, il assure la liaison postale vers l’Afrique puis en Amérique du Sud.

 

Échoué dans le désert marocain en 1926, Jean Mermoz est prisonnier des Maures puis libéré contre rançon.

 

Les 14-15 juillet 1929, il est le premier pilote à franchir les Andes pour relier Buenos Aires à Santiago de Chili. Et les 12-13 mai 1930, il réalise la première liaison aéropostale entre la France et l’Amérique du Sud à bord du Comte de La Vaux.

 

Dans les années 1930, il adhère au mouvement nationaliste chrétien Croix-de-Feu. Pendant cette période, il enseigne les bases de l’aéronautique aux jeunes de milieux défavorisés. Après la dissolution des Croix-de-Feu par le Front populaire en 1936, il devient vice-président du Parti social français (PSF). Il se dispute souvent avec Antoine de Saint-Exupéry à propos de leurs opinions politiques mais les deux hommes réussissent à préserver leur amitié en dépit de leurs divergences. Il est toujours là quand Saint-Exupéry a besoin de lui, n’hésitant pas à lui prêter de l’argent.

 

Le 7 décembre 1936, il disparaît avec son équipage à bord du LATE 300 Croix du Sud après avoir lancé ce dernier message radio « Avons coupé moteur arrière droit». Pour conjurer le sort et refuser un silence plus terrible que la mort, Saint-Exupéry lui consacre plusieurs articles dans l’Intransigeant et Marianne.

Henri Guillaumet (1902-1940)

Henri Guillaumet, pilote mythique de l’Aéropostale, a ouvert des voies aériennes dans les Andes, l’Atlantique Sud puis l’Atlantique Nord. Ami intime, Antoine de Saint-Exupéry, lui dédie son livre Terre des hommes.

 

Recommandé par Jean Mermoz avec lequel il fait son service militaire, il est engagé par la compagnie Latécoère en 1925. C’est lui qui est chargé d’initier Saint-Exupéry, nouvelle recrue, aux difficultés de la ligne Toulouse-Barcelone-Alicante en 1926. Une amitié durable lie désormais les deux hommes et lorsque trois années plus tard Henri Guillaumet épouse Noëlle à Buenos Aires, Antoine est un de leurs témoins.

 

Le 13 juin 1930, alors qu’il traverse les Andes pour l’Aéropostale, il est pris dans une tempête de neige et son avion s’écrase près du lac Laguna Diamante située à une altitude de 3 250 m. En plein hiver austral, l’aviateur marche cinq jours durant avec l’espoir que l’on trouve son corps ; sans quoi sa femme ne toucherait la prime d’assurance qu’après quatre années. Lorsqu’Antoine vient le récupérer, Henri lui dit cette phrase transcrite dans Terre des hommes :

« Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait »

 

Les 14-15 juillet 1939, Saint-Exupéry est à ses côtés lorsqu’il emporte le Ruban bleu pour la première traversée sans escale de l'Atlantique Nord sur le Lieutenant de Vaisseau Paris. Véritable exemple pour sa profession, Henri Guillaumet est abattu par erreur ainsi que Marcel Reine, au-dessus de la Méditerranée le 27 novembre 1940.

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Bernard Lamotte (1903-1983)

Bernard Lamotte suit les cours de l’École des Beaux-Arts où il rencontre Antoine de Saint-Exupéry en 1920. Le jeune artiste rend visite à Antoine dans sa petite chambre attenante à l’appartement de sa cousine Yvonne de Lestrange rue Malaquais pour peindre de ses fenêtres la Seine et le Louvre. Il fait aussi des croquis d’Antoine qui écrit dans son lit, enveloppé dans une robe de chambre.

 

De retour d’Argentine, Antoine de Saint-Exupéry retrouvent Bernard Lamotte pour des virées nocturnes dans le Paris des années folles. Bernard Lamotte se souvient de Saint-Exupéry conduisant sa Bugatti sans craindre les excès de vitesse : « J’ai compris ce jour-là ce qu’était l’aviation ».

 

En 1935, Bernard Lamotte quitte la France pour s’établir à New York où la Galerie Wildenstein lui organise sa première exposition personnelle en 1936. Puis il expose régulièrement dans les meilleures galeries new-yorkaises. Il épouse Lilyan White Kent, peintre et sculpteur, veuve de Sidney R. Kent, président de la Century Fox. Il compte parmi ses amis des acteurs de cinéma tels Charlie Chaplin, Greta Garbo et Marlene Dietrich. Son atelier est installé dans la 52e rue Est, au-dessus du restaurant La Grenouille fréquenté par la bohème artistique.

 

Lors de son premier séjour à New-York en 1938, Saint-Exupéry rend visite à Bernard Lamotte. Et en janvier 1941, à peine débarqué à New York, il le surprend dans son atelier, accompagné de Jean Renoir qu’il a rencontré à bord du Siboney. Saint-Exupéry devient un familier des fêtes organisées dans l’atelier à la gloire duquel il compose des odes. Bernard Lamotte accompagne Antoine de Saint-Exupéry qui ne parle pas un mot d’anglais, notamment lors de l’achat de plusieurs dictaphones et même d’un graveur de disques dont Antoine se sert pour enregistrer des histoires. Il passe des nuits blanches à écouter les pages que Saint-Exupéry vient de rédiger.

 

En 1942, Bernard Lamotte réalise une série d’illustrations pourla version américaine de Flight to Arras éditée par Reynald et Hitchcock. Les dessins grands formats sont exposés dans les vitrines de librairies new-yorkaises au moment de la sortie du livre. Pour le remercier, Antoine de Saint-Exupéry écrit deux pages où il lui rend hommage et se rapporte au petit saule que celui-ci a planté sur la terrasse de son atelier à l’image duPetit Prince qui prend soin de sa planète et de sa rose avec autant d’amour. Saint-Exupérysongera d’ailleurs à lui dans un premier temps pour illustrer Le Petit Prince, avant de finalement se décider à le faire lui-même.

 

 

Après la guerre, Bernard Lamotte réalise des peintures murales pour la Maison Blanche entre autres, dessine des couvertures de magasines, conçoit des décors de spectacle. Il meurt à New York en 1983.

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Bertrand de Saussine (1900 - 1940)

Bertrand de Saussine du Pont de Gault fait partie de la bande de copains du lycée Saint-Louis à Paris qui prépare l’entrée à Navale.

 

Il invite souvent Antoine de Saint-Exupéry dans le somptueux hôtel particulier de ses parents, rue Saint-Guillaume dans le 7ème arrondissement. Il le conduit chez les Vilmorin, des voisins qui habitent rue de la Chaise. Bertrand fait la cour à Louise de Vilmorin, mais c’est avec Antoine qu’elle se fiance, au grand étonnement de tous. Cependant c’est auprès de Renée, la sœur de Bertrand, qu’Antoine cherche consolation lorsque Louise rompt leurs fiançailles.

 

Bertrand de Saussine réussit le concours d’entrée à Navale et devient officier de marine. À la déclaration de guerre, il est lieutenant de vaisseau du sous-marin le Poncelet depuis 1938. Le 5 novembre 1940, le submersible subi un bombardement allié au port de Dakar.Après l’échec de l’attaque de Dakar,il est nommé commandant de la défense de Port-Gentil au Gabon. Il est chargé d’arrêter un convoi de trois cargos transports de troupes escortés par l’aviso HMS MILFORD. Le 7 novembre 1940, il refuse de se rendre aux bateaux de guerre anglais, ordonne l’évacuation de l’équipage et choisi de couler avec son sous-marin, fidèle à la devise de ses ancêtres « Plutôt mourir que faillir ».

Henry de Ségogne (1901 – 1979)

Antoine et Henry se rencontrent en 1918 au lycée Saint-Louis à Paris où dès les premiers jours de classe, il prend sa défense dans une dispute d’écoliers. Antoine l’appelle Eusebio.

 

Compagnon de maintes escapades nocturnes, ils vont au théâtre et au concert, parfois en bande avec Bertrand de Saussine, Charles Sallès, Louis de Bonnevie. En 1920, Antoine et Henry sont figurants dans Quo Vadis un opéra de Jean Nouguès qui se joue au Théâtre des Champs-Elysées. Ils sont tous deux recalés à l’examen d’entrée à Navale.

 

Passionné d’alpinisme, Henry de Ségogne fait son service militaire dans un bataillon de chasseurs alpins et prend part à plusieurs ascensions dont la première expédition française de l’Himalaya en 1936. Avec sa femme Michelle Azemar et quelques amis, il vient encourager Antoine à l’aéroport du Bourget, prêt à décoller pour le raid Paris-Saigon en décembre 1935. Henry de Ségogne mène une carrière de haut fonctionnaire et se consacre à la protection du patrimoine et du paysage français. En mars 1939, Antoine assiste au baptême de sa fille Anne Marie France, dont il est le parrain.

Charles Sallès

D’origine lyonnaise, Charles se lie d’amitié avec Antoine à la villa Saint-Jean à Fribourg. Antoine aime sa discrétion et son euphorie, toujours prêt à un canular.

 

Ils se retrouvent à Saint-Maurice où Mme de Saint-Exupéry le reçoit comme son enfant et à Paris où Charles fait HEC. Antoine lui lit ses essais littéraires, ils passent de longs moments à discuter de choses et d’autres et s’écrivent souvent. Charles s’achète une 5 CV et tous deux visitent les petites localités de la Creuse, du Cher et de l’Allier où Antoine se rend comme représentant des camions Saurer. Le soir, ils font des virées de bal de village en bal de village. Charles s’installe au Mas de Panisse où il exploite ses terres. Il reçoit les visites d’Antoine accompagné de Consuelo, Léon Werth ou Henry de Ségogne. Connaissant son admiration pour la musique de Debussy, Antoine lui offre un enregistrement de Pelléas et Mélisande. Ils se revoient à Tarascon en 1940, se rendent à Agay et dînent à Manosque en compagnie de Jean Giono et de Marcel Pagnol. Antoine lui dédicace un exemplaire de Terre des hommes :

 

« Pour Charles Sallès avec une amitié qui est une des plus solides, des plus anciennes et des plus précieuses que j’aie sur terre »

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Louis de Bonnevie (1900-1927)

Louis est né la même année qu’Antoine et sont tous deux pensionnaires à la villa Saint-Jean à Fribourg où ils deviennent de véritables amis. Antoine admire chez Louis son intelligence, son cœur et son sens du devoir. Il l’appelle affectueusement Bonvie.

 

Les enfants du comte et de la comtesse de Bonnevie de Poignat sont les voisins lyonnais et les camarades de jeu des enfants Saint-Exupéry. La fille aînée Régine s’entend très bien avec Simone.

 

Au départ, le caractère extraverti d’Antoine s’oppose à celui réservé de Louis. Mais lorsqu’inscrit à la villa Saint-Jean de Fribourg, Antoine et son frère François retrouvent leurs voisins lyonnais Louis et son frère cadet René, ils font davantage connaissance.

 

« Un jour de promenade, Antoine se fit une entorse. Louis lui porta secours avec une telle sollicitude que les barrages furent emportés et une amitié s’établit, durable »*

 

Louis et Antoine ont de longues discussions littéraires et philosophiques. Lorsqu’Antoine prépare le concours de Navale à Paris, Louis étudie les mathématiques à Lyon. Ils s’écrivent, mais Antoine attend parfois longtemps une réponse à ses lettres. En 1920, Louis est reçu à Centrale et trouve un logement à la pension des Francs-Bourgeois, rue Saint-Antoine à Paris. Il sort souvent avec Antoine qui lui lit ses premiers essais littéraires.

 

Devenu ingénieur des Arts et Manufactures, Louis de Bonnevie, fait l’École d’Application d’Artillerie de Fontainebleau. En 1926, il est affecté au Maroc où il meurt du typhus le 10 mai 1927.

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