 |
Sur les recherches de l'avion de Saint-Exupéry au large de Marseille
:
La preuve n'est pas établie que les deux épaves trouvées au large
de Marseille appartiennent à l'avion de Saint-Exupéry. En effet,
la liste des arguments suivants oblige à la plus grande prudence
:
- Seule la sortie de l'eau de ces restes pourrait permettre leur
identification dans le cadre d'une commission d'enquête officielle
regroupant toutes les parties.
- Il existe de nombreux Lightning, disparus dans ce secteur géographique,
dont le sort reste inconnu à ce jour. Dans tous les cas plus que
le chiffre avancé.
- Seules quelques rares épaves de Lightning ont été localisées
et plus ou moins identifiées à ce jour. Rares sont les restes
qui ont été remontés à la surface de la mer. Au large de Marseille,
il subsiste encore au fond de l'eau d'autres morceaux pouvant
leur appartenir. Ainsi, par exemple le P38J du pilote américain
Maloney, dont seule la cabine avait été remontée au large des
Bouches-du-Rhône. N'oublions pas que des chalutages successifs
peuvent fort bien déplacer et éparpiller ces restes. Avant d'affirmer
il faut vérifier.
- Il n'y a pas eu de combat aérien au large de Marseille le 31
juillet 1944. Ce jour là, la chasse allemande n'a pas revendiqué
de victoire aérienne, tout comme elle n'a pas déploré la perte
d'un Messerschmitt 109.
- Les écoutes radio et les relevés radar permettent de penser,
qu'à son retour de mission, l'avion de Saint-Exupéry n'est peut-être
pas tombé en mer, ni même près des côtes françaises.
- A propos d'une autre polémique, notons qu'aucune gourmette ne
figure dans la liste des effets personnels emportés par le pilote
disparu.
|
 |